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employés albanais de la police du Kosovo, confirme que certaines des
personnes mentionnées par le recourant ont été condamnées sur la base de l'inculpation
précitée. N. K. a toutefois quitté son pays le 18 novembre 1990 et a déposé sa
demande d'asile en Suisse le lendemain. Il n'existe ainsi pas de relation entre lui-même
et les personnes qui ont été arrêtées en 1994 du fait des activités qui leur ont
été reprochées. En outre, selon les informations d'AI, la vague d'arrestations massives
et les procès de masse à l'encontre des anciens employés de police albanais ont pris
fin. L'ODR a ainsi conclu qu'il n'existait pas de raison permettant d'admettre que N. K.
soit menacé en cas de retour dans son pays, dans un avenir peu éloigné et selon toute
vraisemblance, de mesures de persécution déterminantes en matière d'asile.
Lors de l'audience d'instruction du 12 juin 1996, N. K. a été invité à éclaircir et
compléter ses déclarations. Il n'a pas contesté que l'acte d'accusation du tribunal
communal, daté du 6 juillet 1992, se rapportant à une procédure pour laquelle il n'a
jamais reçu aucune information, était un faux. Par ailleurs, il a produit un exemplaire
de "Rilindja", journal auquel il n'avait pas prêté suffisamment d'attention
sur le moment, et faisant état d'une descente de police à son domicile dans un article
intitulé "Poursuite de la répression contre d'anciens fonctionnaires du
Secrétariat des Affaires intérieures du Kosovo". Il a expliqué qu'à cette
intervention avaient participé deux des policiers serbes mêlés à la rixe du (...) et
que son frère cadet avait été roué de coups. Il a enfin dessiné l'organigramme de la
division locale du Secrétariat des Affaires intérieures du Kosovo.
Dans leur mémoire du 27 juin 1996, les recourants ont fait valoir que parmi les anciens
membres de la police condamnés dont fait mention la lettre d'AI du 18 décembre 1995, N.
K. a eu des contacts professionnels directs avec trois d'entre eux (...). Dès le
printemps 1990, à la suite du licenciement massif des fonctionnaires de police albanais
T, U,V, W et le recourant ont créé le groupe qui deviendra le "Syndicat
indépendant des anciens fonctionnaires de police". Le recourant lui-même,
possédant deux commerces et étant en mesure d'alimenter la caisse commune, s'est vu
confier la fonction de trésorier, ce qui lui permettait de justifier plus facilement la
présence d'argent à son domicile en cas de fouille policière, alors que W a accepté la
"présidence" (par cooptation) refusée par T. Les activités du groupe
consistaient à récolter des fonds destinés au soutien des familles de policiers
licenciés, à leur distribution, et au recrutement de nouveaux membres. Parallèlement a
débuté la surveillance nocturne des distributions d'armes par la police et l'armée
serbes aux civils serbes et les rapports écrits contenant en particulier les noms et |