| |
|
Entendue le 30 août 1991 audit centre, puis le 16 septembre 1991
par le Contrôle de l'habitant du canton de Genève, la requérante a déclaré
avoir quitté la Somalie le 20 août 1991, en raison de la guerre civile,
de l'insécurité qui y régnait et de la persécution contre l'ethnie
Darod et le clan Majarten auxquels elle appartenait. Elle a indiqué que
durant les combats de Mogadiscio, les enfants de son oncle ont été tués
devant ses yeux. Suite à la destruction partielle de sa maison lors des
bombardements de janvier 1991, et sans avoir pu en avertir son mari qui s'était
rendu à son bureau, elle a quitté la capitale pour se réfugier à
Kismayo. Le 20 août 1991, elle a pu embarquer dans un avion privé à
destination de Nairobi/Kenya. Elle n'a jamais été ni membre ni
sympathisante d'un mouvement politique; elle n'a été victime d'aucune
arrestation dans son pays. Aucun membre de sa famille n'a exercé une
activité politique; elle a précisé toutefois que son mari X., demeuré
en Somalie, avait été fonctionnaire (...), à Mogadiscio.
Egalement entendus le 30 août et le 16 septembre 1991, A. et B. ont déclaré
qu'ils avaient quitté leur pays pour les mêmes raisons que leur mère et
pour suivre celle-ci dans son exil.
B. X. a rejoint son épouse et ses enfants en Suisse, le 4 mars 1993, et a
déposé, le même jour, une demande d'asile au centre d'enregistrement de
Genève.
Il a déclaré les 5 mars et 3 mai 1993 audit centre et à l'autorité
genevoise précitée, que ce n'est pas tant son origine clanique (famille
Darod), mais au contraire son appartenance à la classe dirigeante
somalienne pendant plus de vingt ans (...) qui l'a fait craindre pour sa sécurité
personnelle.
Il a versé à son dossier un passeport établi le (...) par l'Ambassade
de Somalie à Rome, une déclaration du Consul général de Somalie, à
Rome, du (...), deux attestations d'études de l'Académie militaire de
(...), un curriculum vitae ainsi que diverses copies de pièces
officielles relatives à ses activités antérieures. Il en ressort en
substance ce qui suit :
(...)
Le 26 janvier 1991, accompagné d'une escorte de cinq gardes du corps,
commandée par un capitaine, il s'est enfui de Mogadiscio en véhicule de
fonction, sans pouvoir emporter les documents qu'il avait laissés chez
lui par mesure de précaution. La valise, qui les auraient contenus, a
probablement été
|