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que des personnes ayant attiré l'attention des autorités en raison de leur engagement dans les réseaux parallèles de solidarité
(institués dans les domaines de l'assistance sociale, de la santé et de l'éducation).
Enfin, dans ses communications du 17 décembre 1993 et du 31 janvier 1995, le HCR a indiqué que malgré une intensification des perquisitions entreprises par les autorités policières et militaires prétendument à la recherche d'armes à
feu, et les mauvais traitements consécutifs à des interpellations de
police, il n'avait pas de raison de modifier dans leur principe ses recommandations antérieures précitées.
d) Il convient toutefois de constater encore un accroissement, durant l'année 1994, des fouilles domiciliaires caractérisées par des
violences, des rafles ainsi que des arrestations arbitraires (HCR, Information Note on Asylum-Seekers from the Kosovo and Sanzak regions of the Federal Republic of Yougoslavia
(Serbia and Montenegro), 31 janvier 1995). Les méthodes et formes de répression ont évolué en ce sens qu'elles deviennent plus subtiles et, au plan
individuel, plus brutales pour ceux qui en sont les victimes (Organisation suisse d'aide aux réfugiés
(OSAR), Eviter le pire, Rapport de la délégation de l'OSAR en Kosova du 11 au 20 janvier 1995, p. 12).
La multiplication des perquisitions policières en vue de la recherche d'armes ne vise plus uniquement à désarmer les Albanais mais également, sinon
principalement, de prétexte pour réprimer ou étouffer toute velléité d'indépendance du Kosovo. Ces mesures ne sont plus uniquement fondées sur des soupçons étayés de détentions d'armes et des critères d'efficacité policière, mais constituent des mesures routinières frappant au hasard les ressortissants
albanais, indépendamment de leur appartenance à un groupe-cible. L'arbitraire avec lequel sont mises en oeuvre ces mesures au Kosovo, constitue le moyen propre à créer et entretenir un climat de peur dans la population (Owen B. Jones, Albanians in
Kosovo/Prospects for the Future, document HCR du 9 février 1995, p. 4s et citations de rapports du Département d'Etat américain et d'Amnesty International).
Certes, la police serbe se comporte traditionnellement de manière chicanière, voire brutale avec ses victimes sans égard à leur origine
ethnique. Toutefois, dans le climat de haine ethnique caractérisant les relations
serbo-albanaises, les interventions policières, dès le moment où elles ont lieu à l'endroit de personnes d'origine
albanaise, peuvent être plus fréquemment accompagnées de violations des droits de
l'homme, parfois graves et flagrantes, et en règle générale non sanctionnées par les autorités
serbes. L'accroissement des
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