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Découlant des tortures subies par L. S., ces perturbations, constituant des traumatismes à long
terme, peuvent certes être devenues latentes avec le temps; elles sont toutefois susceptibles de réapparaître de façon intense au cas où l'intéressé, voire son épouse, seraient
contraints, d'une quelconque manière, de se réclamer à nouveau de la protection de leur pays
d'origine, à savoir la Hongrie, dans la mesure où elles tiennent à la persistance de la mémoire des souffrances passées. A cet égard, le fait que les recourants peuvent demeurer en Suisse, même si la qualité de réfugiés leur est retirée, est sans
importance.
5. - Au vu de ce qui précède, force est d'admettre que L. S. et son épouse ont allégué à juste titre l'existence de raisons impérieuses tenant à des persécutions antérieures pour persister dans leur refus de se réclamer de la protection de leur pays
d'origine.
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